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Janvier 1999 Table des matières
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Partagez vos expériences
-donnez des suggestions - Il faut sans cesse inventer, adapter et réévaluer
les solutions. Une idée qui vous semble ancienne et dépassée
peut constituer une solution novatrice pour une personne à lautre
bout du pays.
Mise en situation :
Les ergothérapeutes travaillant dans les unités de soins
aigus des hôpitaux continuent de confronter la direction en ce qui
concerne les durées de séjour prescrites. Les patients reçoivent
souvent leur congé trop tôt, sans quon ait eu suffisamment
de temps pour planifier et pour coordonner les services dergothérapie
et autres services à base communautaire. Lhôpital réalise
des économies, mais le patient en souffre et lon peut se
demander si ces économies sont vraiment significatives par rapport
à lensemble du budget provincial accordé à
la santé.
Comme entrée en matière, voici deux citations tirées
darticles parus récemment. Lun de ces articles a été
rédigé par une ergothérapeute et lautre par
un rédacteur de la section des affaires du magazine Financial Post.
Voici dabord un extrait de larticle dAnn Allart Wilcock,
intitulé Réflexion sur agir, être et devenir, publié
dans la chronique Perspective nationale du numéro de décembre
de la Revue canadienne dergothérapie, Volume, 65, No. 5.
[...] Lagir, lêtre et le devenir [de lergothérapie]
font partie dune réflexion que jai amorcée
lorsque jai commencé mes études en ergothérapie
et qui sappuie à la fois sur les origines de la profession
au vingtième siècle et sur mes quarante années
de pratique en ergothérapie. Cette réflexion me porte
à croire que nous sommes en train de nous enliser dans une routine,
une routine valable, mais une routine. Nous ne sommes pas les seuls
à le faire. Il semble que toutes les professions se trouvent
à ce stade. Les routines peuvent se définir comme les
habitudes professionnelles. Ce sont des habitudes qui nous conviennent
et qui sont confortables. Elles ne sont pas nécessairement conformes
à nos croyances car si on sengage assez longtemps dans
des routines, nos croyances sestompent sous une épaisse
couche de poussière et sont vouées à loubli,
ne laissant transparaître que la rhétorique. Les professions
senlisent dans leurs routines sous linfluence des attentes
sociales, des médias et, de nos jours, en raison de la dominance
des politiques administratives et fiscales. Pour les professions depuis
longtemps reconnues et établies, cela peut sans doute être
compréhensible et acceptable, mais pour une profession aussi
jeune que lergothérapie, qui cherche toujours à
développer son potentiel, cette routine fait obstacle à
son potentiel de devenir. Limiter notre agir aux attentes de gestionnaires
de ressources qui ne sont pas penchés sur nos croyances, cest
aussi accepter que leurs croyances sont plus importantes que les nôtres
ou quil est futile de défendre nos croyances.
Voici maintenant lextrait du second article :
Rethinking Executive Leadership for an age of uncertainty: The broken
promise of a broken paradigm, par John Dalla Costa, dans le magazine Financial
Post, CEO Annual 1998.
À laube dun nouveau millénaire, quelle ironie
de constater que les sages observations dAristote sur le leadership
sont toujours aussi judicieuses et difficiles à mettre en pratique.
Aristote a défini lessence du leadership en trois concepts
: «lethos, le pathos et le logos. Lethos est la force
morale, la source du pouvoir de persuasion du dirigeant. Le pathos est
la capacité de faire appel aux sentiments, démouvoir
les gens. Le logos est la capacité de donner de bonnes raisons
dagir et de mobiliser les gens sur le plan intellectuel.»
Les compétences permettant de mettre au point des stratégies
sont toujours aussi importantes de nos jours, tout comme les compétences
en gestion fiscale et en amélioration de la production. Le dirigeant
doit toujours réduire ses dépenses. Il doit sans cesse
faire preuve dinnovation et il doit toujours prendre de difficiles
et impératives décisions. Le fait est quen raison
de lincertitude qui règne dans lépoque que
nous traversons actuellement, le dirigeant doit mener ses affaires de
manière très claire tout en faisant preuve dune
grande sagesse envers les êtres humains. À mon avis, ce
genre dapproche ne fait pas obstacle à la priorité
dune entreprise de faire des profits. Il sagit plutôt
de reconsidérer les êtres humains comme une priorité.
Il est relativement facile dadopter un style de gestion qui permet
datteindre lun ou lautre de ces objectifs. Cependant,
le véritable défi du dirigeant consiste à atteindre
ces deux objectifs, soit de réaliser de profits tout en tenant
compte des êtres humains.

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Janvier 1999 Table
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