|
Mars/Avril
2001 Table des matières
|
Les enfants ayant des déficiences ne sont pas si
différents des autres; le fait qu'ils aient une déficience
ne signifie pas automatiquement qu'ils auront de la difficulté
à jouer. Pourtant, nous savons que certaines déficiences
rendent le jeu plus difficile. Voici quelques exemples de ce genre de
difficultés :
- limitations physiques : l'enfant a de la difficulté à
jouer avec certains jouets et équipements;
- habiletés sociales limitées : ce qui peut entraîner
une difficulté à jouer avec des pairs;
- troubles de l'attention : l'enfant a de la difficulté à
se concentrer sur un jeu ou sur une autre activité ludique.
Lorsque les parents rapportent que le jeu est un problème, les
ergothérapeutes les prennent au sérieux. Ils effectuent
alors des évaluations et des traitements centrés sur le
jeu, tels que les suivants :
- Utiliser le jeu comme un moyen pour arriver à une fin. Les
activités ludiques peuvent aider l'enfant à développer
des habiletés pour relever le défi du quotidien; par exemple,
l'ergothérapeute peut utiliser différents jouets et matériel
ludique pour encourager l'enfant à développer ses habiletés
motrices fines et globales, ses habiletés pour la résolution
de problèmes, etc.
- Promouvoir des habiletés de jeu spécifiques. Par exemple,
l'ergothérapeute peut suggérer que l'enfant participe
à une activité de groupe pour développer ses habiletés
de jeu sociales avec des pairs.
- Encourager la capacité ludique ou l'attitude ludique de l'enfant.
L'ergothérapeute peut aider l'enfant à développer
une attitude plus ludique, ce qui entraîne souvent un sentiment
de réussite et de confiance.
- Les ergothérapeutes considèrent le jeu comme l'occupation
principale de l'enfant. Ils reconnaissent que le jeu comprend les actions
de l'enfant (habiletés ludiques) et sa façon d'aborder
une activité ou son attitude envers le jeu (attitude ludique),
de même que l'environnement dans lequel l'enfant joue (les gens,
l'espace et les objets).
Le saviez-vous?
Le jeu permet à l'enfant de suspendre la réalité,
c'est-à-dire de s'inventer un monde. Lorsque l'enfant joue, il
est libre de toute règle, il peut s'adonner à une activité
"sans être sérieux" et peut faire ce qu'il veut
avec les objets et les jouets, en autant qu'il le fasse en toute sécurité.
Vous pouvez favoriser le jeu et l'attitude
ludique chez l'enfant en :
- lui donnant de vieux vêtements et chapeaux afin qu'il se déguise,
tout en laissant l'imagination de l'enfant
diriger le jeu;
- lui permettant d'expérimenter avec différents objets,
par exemple, une banane peut devenir un téléphone;
- lui donnant des objets qui suggèrent de nombreuses utilisations,
par exemple, des couvertures, des boîtes, etc.
Les enfants doivent avoir un certain contrôle
en situation de jeu.
Le jeu permet à l'enfant d'exercer un contrôle puisqu'il
fait des choix et puisqu'il apprend, à partir de ces choix. L'une
des façons de favoriser "l'attitude ludique" chez l'enfant
est de vérifier s'il est motivé face à une activité.
Les enfants choisissent rarement une activité qui ne les intéresse
pas.
Vous pouvez favoriser le jeu et l'attitude
ludique chez l'enfant en :
- lui donnant des choix et du temps pour jouer seul, puisqu'il essaie
alors de nouvelles choses et découvre des choses sur lui-même
et sur le monde environnant.
Les gens, les choses, les lieux et le temps
ont un effet sur le jeu.
Les parents demandent souvent aux ergothérapeutes d'adapter
l'environnement du jeu; par exemple, l'ergothérapeute peut suggérer
de placer les jouets à la portée de l'enfant, d'utiliser
des vêtements avec attaches en velcro ou de simplifier les règles
d'un jeu.
Vous pouvez favoriser le jeu et l'attitude
ludique chez l'enfant :
- en lui offrant des jouets familiers et en lui en présentant
de nouveaux lorsqu'il est prêt;
- en ne vous attendant pas à ce qu'il joue spontanément
avec d'autres enfants avant de les connaître; commencez par des
activités faciles pour établir les bases de l'amitié;
- en veillant à ce que l'enfant soit en sécurité
en tout temps; vérifiez si l'équipement et les tables
sont confortables et sans risque;
- en choisissant des moments où l'enfant n'est pas fatigué
pour éviter les frustrations;
- en le laissant diriger; si vous êtes présent, demandez-lui
s'il préfère être un joueur ou un leader, sans lui
imposer l'un ou l'autre de ces rôles.
D'autres stratégies sont suggérées sur le site :
www.otworks.com.
Si vous avez une question précise, posez-la par l'intermédiaire
du service "Posez-la question à un ergothérapeute",
également accessible sur ce site web.
Rédigé par Debra Stewart et
Deb Cameron, avec l'aide de Nancy
Pollock, Sandra Sahagian Whalen et
Heather Marrin (REACH Therapy Services).
Retour au début de la page
Mars/Avril
2001 Table des matières
©ACE 1999-2001. Tous droits réservés.
|
|